Je pénétrais dans la belle forêt, toujours aussi mystérieuse et apaisante. Ko-Aklyïs apparut soudain, de derrière un arbre.
_Bonjour, Lili ! J'avais peur que tu ne viennes pas.
_Et bien tu es rassuré, puisque je suis là !
_ Lili, je suis désolé, mais j'espère que tu ne m'en veux pas pour la dernière fois, crois moi, je ne pouvais pas rencontrer ta famille.
Il me conduit sur un rocher, et l'on s'installa sur des herbes sèches. Je mourrais d'envie de lui raconter ce qui venait d'arriver avec Lucette, mais j'avais trop peur qu'il se moque de moi. Peut-être ne me croirait-il pas ? Je lui demandais alors si il pouvait me parler de l'histoire de la vallée.
_Oui Lili, d'accord, c'est une très longue histoire que je tient de mes parents qui la tiennent eux-mêmes de leur parents qui eux-mêmes...
Il y a très longtemps, à l'époque où mon peuple vivait heureux, toute la vallée et une partie des montagnes était habitée .De magnifiques petites maison s'élevaient près du torrent. Des fermiers ainsi que de nombreux marchands avaient leur petit commerce .Dans les rues chaque maison avec un petit toit de briques rouges avait sa spécialité, Dordon était le meilleur cordonnier de toute la ville, on entendait la voix de Gaston s'élever, appellant les gens à venir acheter son jambon et ses saucisson exquis, le marchand de poisson revendiquait son poisson le plus frais de tout le pays, l'odeur de la petite boulangerie de Marianne s'échappait en répandant une délicieuse odeur...Toute la petite ville était en activité du matin jusqu'au soir. Les étrangers qui traversaient le village a dos d'âne restaient souvent dormir à l'auberge. Dans les pâturages, moutons, vaches et brebis gambadaient avec plaisir. Mais le plus merveilleux n'était pas là .Sous les montagnes avait été construit, taillé dans la pierre, un véritable palais. Il était magnifique, immense, chaque petite pierre avait été sculpté avec le plus grand soin possible, les gigantesques colonnes qui soutenaient les plafonds étaient d'une extraordinaire finesse. Les pierres les plus rares avaient étés incrustés dans les murs. Tout autour du palais s'étendait une ville avec cinq portes donnant sur l'extérieur. La foule était en permanence de passage au niveau des portes, deux sens avaient été instaurés pour les gens qui entraient dans la ville souterraine et pour ceux qui en sortaient. A l'intérieur du palais vivait le Roi de ce petit pays. C'était un homme très bon, vaillant et courageux, beau, franc et généreux.
Mais un jour, une terrible nouvelle ce répandit : un Seigneur Noir avait crée d'immenses armées, un peu plus loin vers le sud. Il ravageait tout sur son passage et avait déjà détruit plusieurs villes : Orin, Talloïn, Avalon, Dörks qui étaient les plus proches villes de notre contrée n'existaient plus. Ses armées allaient bientôt arriver ici. On se mit alors à construire de grandes murailles pour se protéger .Des soldats se mirent à l'entraînement. Tout fus mis en ½uvre pour résister aux attaquants.
Les armées Noires arrivèrent, avec à leurs têtes le terrifiant Seigneur Noir, mi-monstre, mi-démon. Il était terrible : tout de noir, immense, avec une capuche masquant son visage. Un coup de son épée vous décapitait dix hommes, son armure le parait contre nos attaques. Bien qu'ils soient courageux et valeureux, son allure terrorisait tous les chevaliers, et l'atmosphère devenait oppressante à son approche.
La bataille durât 3 jours. Le dernier jour, à bout de forces, l'on finit par remporter la victoire. Hélas, notre Roi, qui avait vaillamment vaincu en duel personnel le Seigneur Noir, décéda quelques secondes après sa victoire, d'une blessure infligée durant le combat. Il s'écroula raide mort dans la petite forêt, et, lorsqu'on vint enlever sa dépouille, l'on découvrit une source sortie de nulle part, qui s'écoule encore aujourd'hui.
Le fils aîné du Roi pris alors le pouvoir .Mais il se révéla cupide, méchant et orgueilleux. Le royaume tomba petit à petit dans la décadence et devenu si mal famé que personnes ne s'y aventurait. Son frère, le fils cadet du Roi, entendit dans son sommeil son père lui parler : « tu ne peux laisser faire cela, ton frère détruit tout ce que j'ai créer de beau dans ma vie, ainsi que des centaines de vies heureuses. Va boire a ma source, sa magie te donnera le courage nécessaire et te transmettra mes volontés, ensuite, va raisonner ton frère et remet le royaume comme il était a la belle époque. Si cela est impossible, alors je préfère que le royaume soit détruit ! »
Le fils obéit a son père, mais son frère aîné refusa d'écouter et entra dans une effrayante colère puis le tua. Avant de mourir, le fils cadet obéit une dernière fois à son père et lança une malédiction sur tout le royaume.
Une tempête se leva, ravageant tout ce qu'il y avait de mauvais et rendant la vie impossible dans ce royaume.
Durant 1 siècle, personne n'entendit parler de cette contrée .Seul, un vieux sage vit encore ici, et ma famille qui est restée de générations en générations, résistant aux intempéries. La vallée ne laisse aucune trace de ce passé, si ce n'est la source magique laissée par le grand Roi. Hélas, tous les dix ans, durant l'hiver, la malédiction refait surface et d'immenses tempêtes s'abattent sur la région. Le vieux sage m'a dit que selon lui, le palais existe encore, enfouit dans les entrailles de la terre. Mais, une chose m'étonne Lili, c'est que tu es découvert la source, car il faut que tu saches que tu es la seule étrangère qui ai déjà pénétrée dans cette forêt et bu à La Source.
Alors, comme pour briser un silence de mystère, nous éclatâmes de rire. Je le poussai dans l'herbe et on roula jusque sur un tapis de mousse où l'on se bagarra amicalement. Puis l'on repris notre sérieux.
Je réfléchis, trop d'idées se mélangeaient dans ma tête.
_Ca va te paraître drôle, me confia-t-il, mais tu es la première personne à qui je parle qui vienne de plus loin que les limites de cette région. Personne ne vient jamais jusqu'ici.
-Mais, le questionnais-je, tu as dit que les tempêtes arrivaient tous les dix ans, dans combien d'hivers doit arriver la prochaine ? Mon regard croisa le sien et il détourna les yeux avec une expression que je ne pourrais d'écrire, puis il me regarda à nouveau dans les yeux et me dit d'un ton grave :
-Cela fait dix ans qu'il n'y a pas eu de tempête, c'est cet hiver qu'aura lieux la prochaine. Un n½ud me serra soudain le ventre.
-Mais... cette tempête, comment sera-t-elle ?
-Comme toute les autres Lili...elle sera dévastatrice.
-Tu veux dire que moi et ma famille n'avons aucune chance ? Ne pouvons nous pas l'éviter ?
-Il aurait fallut partir il y a 3 semaines pour avoir une chance d'échapper à la tempête. Et selon le vieux sage dont je t'ai parlé tout à l'heure, la seule chance que nous avions de faire cesser ces tempêtes, a disparu depuis longtemps. La seule personne qui aurait pu y mettre un terme était la fille que la femme du fils cadet attendait. Elle devait naître d'un moment à l'autre quand il était allé trouver son frère. Après sa mort, personne ne fut capable de retrouver sa femme, elle avait disparue alors qu'elle n'avait pas encore accouchée. On la retrouva morte quelque temps plus tard dans une forêt, sans aucune trace de son enfant et beaucoup pensèrent qu'il était mort-né. Mais si vous avez un abri solide et des provisions suffisantes, il est possible de survivre à cette tempête.
-Et toi comment fais-tu pour lui résister?
_Je...je ne peux pas parler de ça... Des larmes débordèrent de ses yeux et je ne savais quoi penser à part qu'il était sincèrement désolé de ne pouvoir plus m'aider, j'en étais certaine.
Un frisson me parcourut et je pris conscience que j'avais froid, nous n'avions pas vu que le soleil était pratiquement couché. Je ne voulais pas que Maman s'inquiète à cause de moi. Je pris Ko-Aklyïs dans mes bras et l'on se dit à demain, même heure, même endroit.
_Bonjour, Lili ! J'avais peur que tu ne viennes pas.
_Et bien tu es rassuré, puisque je suis là !
_ Lili, je suis désolé, mais j'espère que tu ne m'en veux pas pour la dernière fois, crois moi, je ne pouvais pas rencontrer ta famille.
Il me conduit sur un rocher, et l'on s'installa sur des herbes sèches. Je mourrais d'envie de lui raconter ce qui venait d'arriver avec Lucette, mais j'avais trop peur qu'il se moque de moi. Peut-être ne me croirait-il pas ? Je lui demandais alors si il pouvait me parler de l'histoire de la vallée.
_Oui Lili, d'accord, c'est une très longue histoire que je tient de mes parents qui la tiennent eux-mêmes de leur parents qui eux-mêmes...
Il y a très longtemps, à l'époque où mon peuple vivait heureux, toute la vallée et une partie des montagnes était habitée .De magnifiques petites maison s'élevaient près du torrent. Des fermiers ainsi que de nombreux marchands avaient leur petit commerce .Dans les rues chaque maison avec un petit toit de briques rouges avait sa spécialité, Dordon était le meilleur cordonnier de toute la ville, on entendait la voix de Gaston s'élever, appellant les gens à venir acheter son jambon et ses saucisson exquis, le marchand de poisson revendiquait son poisson le plus frais de tout le pays, l'odeur de la petite boulangerie de Marianne s'échappait en répandant une délicieuse odeur...Toute la petite ville était en activité du matin jusqu'au soir. Les étrangers qui traversaient le village a dos d'âne restaient souvent dormir à l'auberge. Dans les pâturages, moutons, vaches et brebis gambadaient avec plaisir. Mais le plus merveilleux n'était pas là .Sous les montagnes avait été construit, taillé dans la pierre, un véritable palais. Il était magnifique, immense, chaque petite pierre avait été sculpté avec le plus grand soin possible, les gigantesques colonnes qui soutenaient les plafonds étaient d'une extraordinaire finesse. Les pierres les plus rares avaient étés incrustés dans les murs. Tout autour du palais s'étendait une ville avec cinq portes donnant sur l'extérieur. La foule était en permanence de passage au niveau des portes, deux sens avaient été instaurés pour les gens qui entraient dans la ville souterraine et pour ceux qui en sortaient. A l'intérieur du palais vivait le Roi de ce petit pays. C'était un homme très bon, vaillant et courageux, beau, franc et généreux.
Mais un jour, une terrible nouvelle ce répandit : un Seigneur Noir avait crée d'immenses armées, un peu plus loin vers le sud. Il ravageait tout sur son passage et avait déjà détruit plusieurs villes : Orin, Talloïn, Avalon, Dörks qui étaient les plus proches villes de notre contrée n'existaient plus. Ses armées allaient bientôt arriver ici. On se mit alors à construire de grandes murailles pour se protéger .Des soldats se mirent à l'entraînement. Tout fus mis en ½uvre pour résister aux attaquants.
Les armées Noires arrivèrent, avec à leurs têtes le terrifiant Seigneur Noir, mi-monstre, mi-démon. Il était terrible : tout de noir, immense, avec une capuche masquant son visage. Un coup de son épée vous décapitait dix hommes, son armure le parait contre nos attaques. Bien qu'ils soient courageux et valeureux, son allure terrorisait tous les chevaliers, et l'atmosphère devenait oppressante à son approche.
La bataille durât 3 jours. Le dernier jour, à bout de forces, l'on finit par remporter la victoire. Hélas, notre Roi, qui avait vaillamment vaincu en duel personnel le Seigneur Noir, décéda quelques secondes après sa victoire, d'une blessure infligée durant le combat. Il s'écroula raide mort dans la petite forêt, et, lorsqu'on vint enlever sa dépouille, l'on découvrit une source sortie de nulle part, qui s'écoule encore aujourd'hui.
Le fils aîné du Roi pris alors le pouvoir .Mais il se révéla cupide, méchant et orgueilleux. Le royaume tomba petit à petit dans la décadence et devenu si mal famé que personnes ne s'y aventurait. Son frère, le fils cadet du Roi, entendit dans son sommeil son père lui parler : « tu ne peux laisser faire cela, ton frère détruit tout ce que j'ai créer de beau dans ma vie, ainsi que des centaines de vies heureuses. Va boire a ma source, sa magie te donnera le courage nécessaire et te transmettra mes volontés, ensuite, va raisonner ton frère et remet le royaume comme il était a la belle époque. Si cela est impossible, alors je préfère que le royaume soit détruit ! »
Le fils obéit a son père, mais son frère aîné refusa d'écouter et entra dans une effrayante colère puis le tua. Avant de mourir, le fils cadet obéit une dernière fois à son père et lança une malédiction sur tout le royaume.
Une tempête se leva, ravageant tout ce qu'il y avait de mauvais et rendant la vie impossible dans ce royaume.
Durant 1 siècle, personne n'entendit parler de cette contrée .Seul, un vieux sage vit encore ici, et ma famille qui est restée de générations en générations, résistant aux intempéries. La vallée ne laisse aucune trace de ce passé, si ce n'est la source magique laissée par le grand Roi. Hélas, tous les dix ans, durant l'hiver, la malédiction refait surface et d'immenses tempêtes s'abattent sur la région. Le vieux sage m'a dit que selon lui, le palais existe encore, enfouit dans les entrailles de la terre. Mais, une chose m'étonne Lili, c'est que tu es découvert la source, car il faut que tu saches que tu es la seule étrangère qui ai déjà pénétrée dans cette forêt et bu à La Source.
Alors, comme pour briser un silence de mystère, nous éclatâmes de rire. Je le poussai dans l'herbe et on roula jusque sur un tapis de mousse où l'on se bagarra amicalement. Puis l'on repris notre sérieux.
Je réfléchis, trop d'idées se mélangeaient dans ma tête.
_Ca va te paraître drôle, me confia-t-il, mais tu es la première personne à qui je parle qui vienne de plus loin que les limites de cette région. Personne ne vient jamais jusqu'ici.
-Mais, le questionnais-je, tu as dit que les tempêtes arrivaient tous les dix ans, dans combien d'hivers doit arriver la prochaine ? Mon regard croisa le sien et il détourna les yeux avec une expression que je ne pourrais d'écrire, puis il me regarda à nouveau dans les yeux et me dit d'un ton grave :
-Cela fait dix ans qu'il n'y a pas eu de tempête, c'est cet hiver qu'aura lieux la prochaine. Un n½ud me serra soudain le ventre.
-Mais... cette tempête, comment sera-t-elle ?
-Comme toute les autres Lili...elle sera dévastatrice.
-Tu veux dire que moi et ma famille n'avons aucune chance ? Ne pouvons nous pas l'éviter ?
-Il aurait fallut partir il y a 3 semaines pour avoir une chance d'échapper à la tempête. Et selon le vieux sage dont je t'ai parlé tout à l'heure, la seule chance que nous avions de faire cesser ces tempêtes, a disparu depuis longtemps. La seule personne qui aurait pu y mettre un terme était la fille que la femme du fils cadet attendait. Elle devait naître d'un moment à l'autre quand il était allé trouver son frère. Après sa mort, personne ne fut capable de retrouver sa femme, elle avait disparue alors qu'elle n'avait pas encore accouchée. On la retrouva morte quelque temps plus tard dans une forêt, sans aucune trace de son enfant et beaucoup pensèrent qu'il était mort-né. Mais si vous avez un abri solide et des provisions suffisantes, il est possible de survivre à cette tempête.
-Et toi comment fais-tu pour lui résister?
_Je...je ne peux pas parler de ça... Des larmes débordèrent de ses yeux et je ne savais quoi penser à part qu'il était sincèrement désolé de ne pouvoir plus m'aider, j'en étais certaine.
Un frisson me parcourut et je pris conscience que j'avais froid, nous n'avions pas vu que le soleil était pratiquement couché. Je ne voulais pas que Maman s'inquiète à cause de moi. Je pris Ko-Aklyïs dans mes bras et l'on se dit à demain, même heure, même endroit.