Il existe quelque part un pays où nul Homme n'est jamais allé. Aucun chemin n'y mène et même les explorateurs les plus déterminés, c'est-à-dire les enfants (qui parfois arrivent à frôler ce monde) n'y sont jamais parvenus. C'est bien entendu de cet endroit extraordinaire dont je viens : le Monde De Féeries.
Moi je suis un crapaud, mais pas n'importe lequel : le plus vieux et le plus respecté de tous...mais cela est une autre histoire. À travers les siècles j'ai donc assisté aux Histoires des plus incroyable du Monde De Féeries, mais de toute, aujourd'hui, je ne vous en conterais qu'une : celle de Lili, la plus douce, la plus mystérieuse de toutes les créatures.
...Tout commença un jour de mauvais temps où le ciel était sombre, les nuages noirs. Il n'y avait pas d'oiseau qui habituellement aiment à chanter dans les arbres sous les rayons de soleil. Seul un vent froid m'oppressait. Je me trouvais dans une forêt, sombre par ce jour de tempête, entouré de hauts arbres impressionants la pluie allait bientôt s'abattre sur le paysage et je cherchais vainement un endroit où m'abriter, car les crapauds aiment les étangs et les marécages, mais il n'y à rien de pire que l'eau de pluie. Je sautillais donc de pierres en pierres, quand soudain le sol se mit à trembler brutalement. L'hypothèse d'un éclair était stupide étant donné que nul orage ne s'était encore fait entendre. Ce fut de justesse que j'évitais de me faire écraser par un énorme pied qui s'abattit près de moi. Je levais la tête pour en apercevoir le propriétaire. La créature était légèrement plus grande qu'un Farfadet (c'est-à-dire un géant comparé à ma petite stature) et son visage était camouflé par la capuche d'une cape qui recouvrait tout son corps. Elle avait une allure pitoyable et semblait exténuée. Sa cape noire était en loque, souillée de boue et des tracaes de sang trahissait une violent bagarrre. Elle semblait tenir soigneusement dans ses bras un objet enroulé dans du tissu, mais la nuit tombante ne me permettais de voir qu'une forme indistincte. Elle aperçu la porte, au bas d'un grand chêne, d'une famille de Farfadet sauvage, que j'avais précédemment aperçu et qui avait l'air très sympathique. La créature hésita, puis se décida à avancer. Elle se baissa et je la vis déposer son paquet, frapper trois coups rapides à la porte et s'enfuir, disparaissant dans la nature...